Qu’est-ce qui différencie l’humain de l’animal ?

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Dans cet article, nous allons examiner ce qui, selon Rousseau, constitue la spécificité de l’homme par rapport à l’animal.

Quelques mots sur Rousseau et son livre

Le texte que nous étudierons se trouve dans le célèbre discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité entre les humains (Partie I, de « Je ne vois pas chez tous les animaux… » à « … plus bas que la bête elle-même »).

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Dans ce livre, Rousseau est la tâche de créer une généalogie de l’inégalité. Pour ce faire, il révèle une histoire hypothétique d’un homme qui serait passé d’un état naturel originel à l’état matrimonial.

Le sujet

Le thème de ce texte est la différence entre les humains et les animaux.

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La question

Rousseau pose la question suivante : quelle caractéristique distingue l’homme des autres animaux ?

Le

Inserts Afin de comprendre pleinement l’intérêt du problème, il est nécessaire de comprendre ses problèmes. Rousseau cherche ici trois objectifs différents : premièrement, il veut attribuer à l’homme une spécificité qui fait de lui un être unique dans le monde naturel ; deuxièmement, il veut soulager Dieu des péchés de l’homme en lui donnant une liberté qui le blâme pour ses actions ; troisièmement, dans la perspective de sa généalogie des personnes. « L’inégalité, il essaie de montrer que la liberté explique que l’homme est sorti de son état naturel pour entrer dans une histoire.

La thèse

Rousseau soutient que cette particularité, qui distingue l’homme des animaux, est la liberté ou, comme on le verra, la perfectionnabilité.

La carte du texte

Rousseau commence par la présentation de sa thèse ( La spécificité de l’homme est la liberté) et ses conséquences pour la vie humaine : l’homme peut dévier de la nature.

Il disqualifie alors une autre propriété dans laquelle on pourrait reconnaître une spécificité humaine : l’intelligence. En fait, les animaux possèdent également cette propriété.

Enfin, Rousseau soutient qu’une autre particularité de l’homme est absolument indiscutable : sa perfectionnabilité, c’est-à-dire la capacité qu’il doit améliorer au fil du temps.

I — animal = instinct, humain = liberté

1) L’animal est une machine

Le texte s’ouvre avec l’instruction suivante :

Je ne vois pas de machine génial chez aucun animal

Il y a deux choses importantes à considérer. La première est que, malgré la formulation de Rousseau, il faut supposer que cette idée ne s’adapte pas pleinement à la théorie cartésienne de l’animal machine. En fait, il y a il y a une différence cruciale sur ce point entre Descartes et Rousseau : ce dernier reconnaît facilement l’existence d’une capacité de douleur et de plaisir pour l’animal, tandis que la théorie cartésienne est connue pour nier à l’animal cette capacité.

La deuxième remarque importante est que l’animal de Rousseau reste comparable à une machine dans son fonctionnement. En fait, les « sens » que possède l’animal ne sont que des moyens réglementés par la nature pour assurer son autopréservation. Le texte de Rousseau est elliptique, mais il faut comprendre ici que l’information sensible transmise dans l’esprit des animaux par leurs organes sensoriels déclenche en eux des réactions nécessaires, déterminées par les lois : l’animal qui perçoit la nourriture qui lui est adaptée déplace ses membres dans sa direction vers le consommer, et avec la nécessité d’utiliser un La machine régule.

2) L’homme est une machine gratuite

Le fonctionnement de l’homme est différent :

La nature seule fait tout dans les opérations de l’animal, au lieu de l’homme à lui-même, en tant qu’agent libre

Selon Rousseau, l’homme n’est ni radicalement différent de l’animal, ni absolument identique à lui. Il l’appelait une « machine humaine », ce qui suggère que le fonctionnement de l’homme est quelque peu similaire à celui de l’animal : les deux sont des machines. Mais qu’est-ce qui distingue ces deux machines ? Les lignes suivantes fournissent la réponse à cette question :

L’ un choisit ou rejette instinctivement, l’autre par un acte de liberté

Celui qui « choisit instinctivement », bien sûr, est l’animal. Cela signifie qu’il répond aux informations sensibles selon une règle immuable intrinsèquement établie. Donc, si elle est inscrite dans ce que pouvez-vous appeler Le « Logiciel » d’un tel animal, c’est-à-dire son système d’instinct, qu’il n’est pas attiré par les fruits, cet animal ne consommera jamais de fruits, même si c’est la seule nourriture disponible qui l’empêche de la mort de l’inanimation.

La particularité de l’homme, au contraire, est qu’il n’est pas limité par un tel « logiciel » ou un tel système d’instinct. Comme les animaux, par exemple, les humains reçoivent des informations sensibles, percevant la présence de tels aliments ; mais contrairement aux animaux, il décide de la consommer par une action qui vient d’elle-même et qui ne se réduit pas à l’instinct naturel. Comme l’écrit Rousseau dans le paragraphe suivant :

La nature commande chaque animal et la bête obéit. L’homme a la même impression, mais il se reconnaît libre de s’adapter ou de résister

Lorsque l’animal, sans exception, suit l’impulsion de l’instinct, décide librement de le suivre ou pas. Cette capacité de libre choix, qui diffère de l’instinct, Rousseau appelle « volonté ».

3) Conséquences de la liberté

La liberté a une conséquence importante dans les possibilités de la vie humaine : l’homme peut s’écarter de la nature et, surtout, « ses préjugés » peuvent s’en écarter, c’est-à-dire dans une direction qui lui fait du mal ou qui est moralement condamnable. C’est la liberté qui explique que l’homme, contrairement aux animaux, peut se détruire ou pécher lui-même.

II — Intelligence que les humains et les animaux ont en commun

1) Une différence de degrés et non dans la nature

Dans cette deuxième partie de la section étudiée, Rousseau veut montrer que, contrairement à une thèse de philosophie classique, ce n’est pas l’intelligence qui distingue l’homme des animaux. Sur ce point, entre ces deux êtres, il n’y a qu’une seule différence dans la Grade, pas de différence dans la nature. En d’autres termes, les deux possèdent de l’intelligence, bien que l’homme les possède sous une forme supérieure.

2) Lois psychologiques, lois physiques

Si Rousseau aime attribuer des pensées à l’animal, c’est parce qu’il réduit ce dernier à une capacité naturelle comme les autres, et surtout au mouvement. Pour Rousseau, l’acquisition des idées et leur combinaison à l’esprit, comme on le suppose, peuvent s’expliquer par les lois de la mécanique comme mouvements physiques. Les phénomènes psychologiques obéissent également à la nature, qui est largement comprise comme les lois régissant les phénomènes. Il y a des lois psychologiques de la pensée, car il y a des lois physiques du mouvement.

3) Le naturel et le spirituel

Ce qui, d’autre part, échappe à la loi de la nature, et donc appartient vraiment à la sphère spirituelle, c’est la liberté : son essence consiste précisément dans le naturel échapper à la causalité, entrer en eux pour changer leur cours.

La différence entre les humains et les animaux, par conséquent, n’est pas que l’un aurait une capacité naturelle que l’autre ne posséderait pas ; elle est sur un plan beaucoup plus fondamental, à savoir dans le fait que l’homme seul a la capacité purement surnaturelle d’agir en dehors de toute loi. C’est ce « surnaturel » qui fait la particularité de l’homme.

III — Perfectivité humaine et immutabilité animale

1) La perfectionnabilité évidente des humains

Nous venons de voir que Rousseau a reconnu la spécificité de l’homme par rapport à l’animal en liberté, et il a plutôt supposé que l’intelligence est commune aux deux. Dans cette troisième partie de l’extrait, nous enquêtons sur le cas d’une troisième faculté, Perfectionnabilité. Il s’agit de la capacité de l’homme à s’améliorer au fil du temps. Rousseau croit que cela, en plus de la liberté, est une autre caractéristique distinctive de l’homme.

Mais ce qui est unique à cette compétence, c’est qu’à son tour, elle est absolument indiscutable. La liberté est une capacité métaphysique et donc invisible : elle ne peut être observée empiriquement. La perfectionnabilité, en revanche, est une preuve sensible.

2) Perfectionalité de l’individu, perfectionnabilité de l’humanité

La perfectionnabilité humaine existe sur deux niveaux : premièrement, au niveau de l’individu, qui se perfectionne constamment pendant son existence ; deuxièmement, au niveau de l’humanité qui a évolué depuis son apparition sur Terre.

Il est nécessaire de distinguer la perfectionnabilité de la maturation. Bien sûr, l’animal se développe également au cours de son existence. Mais c’est juste un Processus biologique préliminaire de maturation : il se développe comme un enfant pour prendre une forme ferme et finale à l’âge adulte. Au contraire, même après avoir atteint la maturité biologique, les humains continuent à s’améliorer (par exemple, apprendre un instrument de musique, développer des connaissances scientifiques, apprendre le sport, etc.).

Rousseau (qui écrivait avant le XIXe siècle et donc avant Darwin) a la même fixation : ces espèces restent identiques au fil des siècles et des millénaires, tandis que l’humanité existe dans une histoire dont les premiers fruits n’ont rien à voir avec l’état actuel : du Paléolithique à nos jours, du Période paléolithique à nos jours, l’espèce humaine connaît de grands progrès.

Rappelez :

L’ homme et l’animal sont des machines, en ce sens que les deux fonctionnent selon les lois naturelles.

Mais l’homme est une machine libre : il peut décider si il devrait se soumettre à ce que la nature lui dit ou non.

Cette émancipation lui permet de s’élever au-dessus de la nature, mais l’expose également au risque, y compris la possibilité d’un péché qui n’existe pas chez l’animal.

L’ intelligence, par contre, existe chez les humains en tant qu’animaux et ne diffère que dans une certaine mesure d’un à l’autre.

Après tout, la perfectionnabilité est une autre particularité de l’homme : les humains individuels, ainsi que l’humanité, connaissent le progrès dans lequel les animaux restent les mêmes.

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