La capitale de la Roumanie ne fait pas quatre lettres, mais plusieurs villes du pays relèvent ce défi linguistique. Des localités comme Arad, Oradea ou Iași figurent régulièrement dans les listes de destinations à retenir pour leur accessibilité et leur vitalité culturelle.
Certaines de ces villes s’illustrent par leur patrimoine historique, d’autres par leur dynamisme universitaire ou leur rôle dans l’économie régionale. Leur nom court facilite la mémorisation, mais leur singularité ne s’arrête pas là.
Petites villes roumaines : des noms courts, de grandes découvertes
Quand on parcourt la Roumanie, on s’aperçoit vite que certains noms de villes frappent par leur brièveté, mais marquent aussi par leur caractère. Deux exemples se démarquent : Iași et Arad. Derrière ces noms concis se cachent des lieux riches d’histoires, d’idées et de vie locale, bien loin de n’être que de simples points sur une carte.
Direction le nord-est : Iași n’est pas une cité parmi tant d’autres. On la surnomme souvent le cœur intellectuel du pays. Jadis capitale pendant la Première Guerre mondiale, elle reste aujourd’hui un centre universitaire et culturel vibrant. Le Palais de la Culture s’y dresse, imposant, réunissant musées et galeries. Non loin, la cathédrale métropolitaine de la Troisième Hiérarchie s’impose avec ses fresques saisissantes, tandis que le jardin botanique Anastasie Fătu, le plus vieux du pays, surprend par sa richesse végétale.
Cap à l’ouest, Arad affirme sa différence. Ville de passage et d’échanges, elle se situe près de la frontière hongroise. Son centre historique longe la rivière Mureș et déploie des façades d’inspiration austro-hongroise. La forteresse d’Arad, construite sous l’impulsion de Marie-Thérèse d’Autriche, l’emblématique hôtel de ville et le théâtre Ioan Slavici forment un trio de repères qui rappellent le passé mouvementé de la région.
Ces villes, reconnaissables d’un coup d’œil sur la carte de la Roumanie, révèlent combien la force d’une identité peut s’incarner dans la sobriété d’un nom court, et dans la densité d’une histoire locale.
Quelles expériences vivre à Iași, Arad et dans d’autres cités emblématiques de quatre lettres ?
À Iași, il suffit de franchir les marches du Palais de la Culture pour sentir la ville vibrer d’histoire et de savoir. Derrière ses murs néogothiques, les musées et la bibliothèque attirent aussi bien les amateurs de patrimoine que les étudiants qui insufflent une énergie neuve au centre-ville. En arpentant la place centrale, on croise ces jeunes qui font bouger la cité, puis on se laisse guider jusqu’à la cathédrale métropolitaine de la Troisième Hiérarchie. Là, les fresques racontent les influences mêlées de l’Est et de l’Ouest, tandis qu’à quelques pas, le jardin botanique Anastasie Fătu propose une pause au vert, entre collections de plantes rares et souvenirs du XIXe siècle.
À Arad, l’expérience prend une autre tournure. Le centre historique invite à la flânerie : hôtels particuliers, teintes pastel, façades marquées par l’empreinte austro-hongroise. La forteresse d’Arad, héritage de l’époque de Marie-Thérèse d’Autriche, veille sur la rivière Mureș et rappelle l’importance stratégique de la ville. L’urbanisme du XIXe siècle se dévoile au fil des rues, jusqu’au théâtre Ioan Slavici ou à l’hôtel de ville, témoins d’une époque d’ouverture et d’innovation.
Dans ces villes roumaines courtes, chaque promenade révèle une superposition de cultures et d’époques. À Iași, le souvenir de la Première Guerre mondiale reste palpable. À Arad, la proximité de la Hongrie se retrouve dans les langues, les traditions, l’architecture. Ici, marcher, c’est écouter la ville, comprendre ses héritages et saisir ce qui fait la vitalité du pays, loin des images figées.
Des noms brefs, des histoires longues : le voyage au cœur de la Roumanie ne tient pas à la longueur d’un mot, mais à la profondeur de ce qu’on y découvre.


